Qingming est à la fois un terme solaire et la continuité d’une culture. Depuis que l’empereur Xuanzong de la dynastie Tang a officiellement intégré la fête du Repas froid et le balayage des tombes dans les rites d’État, la fête de Qingming perdure depuis plus de mille ans. Même en vivant à l’étranger, les communautés chinoises continuent d’honorer leurs racines et de se souvenir de leurs ancêtres, considérant la vénération ancestrale comme une tradition annuelle essentielle.
Le 4 avril, une pluie printanière persistante s’est abattue sur Toronto, accompagnée d’une baisse soudaine de température apportant la fraîcheur typique de Qingming. À l’intérieur du Jing Si Hall du bureau de l’Est du Canada de Tzu Chi, l’atmosphère était néanmoins chaleureuse et empreinte de solennité. Près de cinquante bénévoles de Tzu Chi issus de trois districts s’étaient réunis pour effectuer les derniers préparatifs de la cérémonie commémorative ancestrale.
Rendre hommage au Bouddha et honorer les ancêtres avec gratitude
Au signal du maître de cérémonie — « Trois prosternations devant le Bouddha » — la cérémonie ancestrale de Qingming 2026 de l’Est du Canada a officiellement débuté. En allumant l’encens, en l’offrant et en présentant les offrandes, le directeur exécutif Andersen Chu du bureau de l’Est du Canada de Tzu Chi a conduit l’assemblée à rendre un hommage sincère aux Bouddhas, aux Bodhisattvas et aux générations d’ancêtres.
Le souvenir des ancêtres n’est pas seulement un moment de réflexion, mais aussi un acte de gratitude. Pour les familles immigrées en particulier, les efforts laborieux de leurs ancêtres ont ouvert la voie à la vie stable dont jouissent aujourd’hui leurs descendants.
Les participants allaient de personnes âgées de plus de quatre-vingts ans à des adolescents, réunissant plusieurs générations. La cérémonie offrait à chacun un moment de réflexion paisible sur son parcours de vie.
Lorsque l’adaptation musicale en langue des signes de Tzu Chi du classique « L’agneau agenouillé pour téter » a été diffusée, de nombreux bénévoles ont été émus aux larmes. Cette émotion sincère rappelait à tous que la piété filiale doit être pratiquée sans tarder et que la gratitude doit s’exprimer dans l’instant présent.


Des petits gestes de piété filiale à la grande compassion
Les rituels ancestraux traditionnels impliquent souvent la combustion de papier votif et l’utilisation de pétards, ce qui engendre non seulement de la pollution, mais présente également des risques pour la sécurité. Fidèle au principe de protection de l’environnement, Tzu Chi promeut une nouvelle approche de ces rituels — remplacer la combustion par des fleurs fraîches et des offrandes végétariennes, et pratiquer le recyclage afin de réaliser la « pureté à la source ».
La Maître du Dharma Cheng Yen enseigne également que la véritable piété filiale réside dans la présence et les soins apportés aux parents de leur vivant, plutôt que dans des cérémonies somptueuses. Cette philosophie fait de Qingming non seulement un moment de souvenir, mais aussi un appel à l’action.

Pendant l’événement, les participants se prosternaient avec ferveur tout en récitant la « Préface du Sūtra du Lotus », dédiant les mérites à leurs ancêtres et à leurs proches à chaque prosternation. Pour ceux qui vivent à l’étranger et ne peuvent retourner dans leur pays natal pour nettoyer les tombes, le Jing Si Hall devient un lieu essentiel pour ancrer leur souvenir.



Ensuite, tous ont chanté « Prière », élevant le souvenir des ancêtres en bénédictions pour le monde — priant pour la fin des guerres et la disparition des catastrophes. Ce geste élargit la « petite piété filiale » en « grande piété filiale » qui prend soin de tous les êtres vivants.


Nourrir le corps, réchauffer l’âme
Les activités de Tzu Chi mettent toujours l’accent sur le principe selon lequel « lorsque la roue de la nourriture tourne, la roue du dharma tourne aussi ». Après la cérémonie, les bénévoles ont préparé avec soin des rouleaux de printemps et des gâteaux de riz à l’armoise afin de prolonger la chaleur de ce rassemblement.
Les rouleaux de printemps étaient garnis d’une riche variété de plus de dix ingrédients soigneusement préparés, enveloppés dans une fine feuille, offrant une saveur légère et rafraîchissante. Les gâteaux de riz parfumés à l’armoise, préparés à partir d’armoise récoltée l’année précédente, étaient proposés en deux saveurs — radis râpé et pâte de haricots rouges — laissant une impression délicieuse et durable.

Cette préparation attentionnée a non seulement réjoui les papilles, mais a également renforcé les liens entre les personnes.
Qingming est à la fois mémoire et transmission. En ce jour, nous exprimons non seulement notre gratitude pour l’amour de nos parents, mais embrassons également notre héritage culturel, permettant à cet esprit millénaire de piété filiale de continuer à s’épanouir à l’étranger, transmis de génération en génération pour illuminer l’avenir.