Le 28 décembre 2025, à la veille du Nouvel An, la météo en Ontario, au Canada, était rude, avec de la pluie verglaçante tombant du ciel. Malgré les mauvaises conditions routières, les bénévoles de Tzu Chi de Toronto Nord sont partis comme prévu pour rendre visite à deux familles de nouveaux arrivants ukrainiens — Maksym Bakriev et Nina Tkach — perpétuant ainsi un accompagnement et une bienveillance ininterrompus depuis trois ans et demi.

De la guerre à la sécurité : accompagner les familles ukrainiennes dans la reconstruction de leur vie
Ce lien significatif a commencé le 16 juin 2022, lorsque le bureau de l’Est de Tzu Chi Canada a organisé sa troisième distribution d’aide aux réfugiés ukrainiens. Forcées par la guerre de quitter leur patrie, les deux familles venaient d’arriver au Canada. Leurs yeux étaient emplis d’anxiété et d’épuisement, mais elles s’efforçaient de trouver une lueur d’espoir pour l’avenir sur cette terre inconnue.
Trois ans et demi plus tard, les bénévoles de Toronto Nord sont heureux de voir qu’elles trouvent peu à peu leurs marques au Canada. Doté d’une solide maîtrise de l’anglais, Maksym s’est activement intégré à la société. L’année dernière, il a obtenu sa résidence permanente et a décroché un emploi plus stable. Il a partagé avec gratitude que, durant ses moments de plus grande incertitude à son arrivée, c’est l’attention constante et durable de Tzu Chi qui lui a apporté un soutien et une force immenses.
Nina travaille actuellement dans une boulangerie, subvenant seule aux besoins de sa famille et s’occupant de deux enfants. Les enfants ont grandi depuis leur arrivée au Canada et sont devenus plus mûrs et raisonnables. Son fils aîné, Pavlo, a maintenant dix-sept ans et est en 12e année (équivalent de la Terminale) ; il devrait obtenir son diplôme en juin 2026.
Cependant, comme leur demande de résidence permanente est toujours en cours de traitement, il ne peut pas s’inscrire à l’université ni demander de prêts étudiants. Face aux coûts de scolarité élevés, il s’est préparé mentalement à entrer sur le marché du travail après son diplôme et à retourner aux études une fois son statut approuvé. Sa compréhension et sa maturité émeuvent les bénévoles, qui ressentent une peine mêlée d’admiration.

De bénéficiaires à donateurs : une simple bonne pensée lance un cycle de chaleur humaine
Au cours de la conversation, Pavlo a fièrement montré un cadeau fait main qu’il a réalisé pour sa jeune sœur, Darianna — empreint d’amour fraternel et d’attention. À la surprise des bénévoles, le vêtement comportait même des caractères chinois tels que « je », « ne… pas » et « vouloir ». La bénévole de Tzu Chi, Jane Huang, a profité de l’occasion pour encourager Pavlo : s’il est intéressé, il pourrait apprendre le chinois au cours pour adultes du TCML (Centre d’apprentissage du mandarin de Taïwan) à l’avenir, ce qui lui ouvrirait davantage de possibilités pour ses études supérieures ou son développement professionnel.
La tante de la famille, Rose, a également partagé via une traduction téléphonique qu’elle avait subi une opération de la hanche il y a environ un mois et qu’elle a encore besoin d’au moins cinq mois de rééducation. Heureusement, l’assurance de son entreprise aide à couvrir les frais médicaux associés, soulageant temporairement la pression financière de la famille.


Le moment le plus émouvant de cette visite à domicile fut lorsque Maksym et Nina, sans s’être concertés, ont tous deux sorti leurs tirelires en bambou et ont personnellement remis aux bénévoles de Tzu Chi Toronto Nord les dons accumulés pendant une année. Ils ont déclaré que, bien qu’ils travaillent encore dur pour joindre les deux bouts, ils espèrent contribuer à leur mesure pour aider ceux qui en ont encore plus besoin.
Maksym a également confié qu’il utilise toujours les couvertures et le bureau donnés par Tzu Chi à l’époque. Chaque fois qu’il les voit et les utilise, cela lui rappelle cet accompagnement durable, ce qui lui apporte paix d’esprit et chaleur.

Passant du statut de bénéficiaires de l’aide à celui de donateurs, une simple intention bienveillante fait silencieusement germer un cycle de bonté. L’accompagnement de Tzu Chi n’est pas seulement une aide matérielle à court terme, mais un amour dévoué et durable. Au cœur de l’hiver, l’amour rend la route moins solitaire et allume une lueur d’espoir pour la nouvelle année.
Aidez-nous à avoir les ressources nécessaires pour en faire plus pour ceux qui sont dans le besoin.